Mémoire HEG de Mireille Israel-Lang, Diplômée 2012

24 Aoû 2015

Consultante en agroalimentaire et cuisines du monde, Mireille Israel-Lang propose des interventions en entreprises ou institutions diverses, notamment sur l’histoire culturelle des produits alimentaires et agroalimentaires d’une part, et dans le domaine culinaire et gastronomique d’autre part.

Conférencière spécialisée pour traiter de tout sujet autour :

  • du vin israélien, de ses spécificités culturelles et de l’évolution œnotouristique récente qu’il suscite (plusieurs dates de conférences en France d’ici la fin de l’année –Paris, Beaune, Dunkerque etc…) (participation à un colloque Unesco à Santorin début novembre).
  • en cours d’élaboration, une intervention sur la Cuisine et la Gastronomie en Israël suite à une participation à un colloque prévu en janvier 2016.

Mireille est Professeur certifiée d’histoire/géographie, et a été enseignante pendant plus de 30 ans.

Reprise d’études en 2010 :

  • Master (1 et 2) Alimentation, Cultures Alimentaires à l’UFR de géographie de Paris-Sorbonne.
  • Diplôme Universitaire du Goût, de la Gastronomie et des Arts de la Table à l’Université de Reims Champagne-Ardenne.
  • Chercheur associée à la chaire UNESCO « Culture et traditions du vin » de l’Université de Dijon.
  • Ouvrages en préparation :
    • "Le vin israélien : de l’héritage biblique à un œnotourisme en devenir"
    • "Géographie actuelle des saveurs alsaciennes entre tradition transmission et modernité"

 

Résumé de son mémoire : “Le vin israélien : de la Bible aux wineries”

Israël, dont l’histoire est marquée par la symbolique du vin dès les premiers textes de la Bible, est devenu aujourd’hui, et en quelques années, une terre de viticulture en pleine expansion, grâce au travail de spécialistes ayant fait le choix déterminant de la qualité.
Si le vin, dont l’héritage biblique et historique est une notion que nul ne peut remettre en cause et dont les traces sont omniprésentes dans le pays, on ne peut parler d’une véritable viticulture moderne qu’avec l’arrivée d’immigrants et le soutien financier du Baron de Rothschild à la toute fin du XIXème siècle. La viticulture fut ensuite l’objet de tâtonnements constants, depuis la plantation de cépages bordelais jusqu’à une diversification à partir de cépages moins spécifiques, opérées par les quelques caves qui avaient le monopole d’un vin sans typicité particulière.

Dans les années 1980, deux véritables « révolutions » sont intervenues, accompagnées d’une mutation géographique visible dans le paysage méditerranéen : la révolution de la qualité, grâce à l’expertise d’œnologues français, américains et israéliens, puis la révolution des « Boutique wineries », synonyme de petites entreprises vitivinicoles à la recherche d’une production de qualité. Ces caves d’un type nouveau qui ont fleuri en une dizaine d’années révèlent le dynamisme de la profession, ouverte sur le monde et pariant sur la qualité pour un succès rapide. Le modèle des start-up innovantes dans le domaine de la haute technologie israélienne a marqué le monde du vin qui s’en est inspiré et s’est donné les moyens de la réussite dans un contexte économique favorable.

Les résultats furent très rapides : reconnaissance internationale, diversification de l’offre. La présence croissante du vin dans les habitudes alimentaires et gastronomiques israéliennes modifie le quotidien et accompagnent l’élaboration d’un « wine tourism » en construction. Une troisième révolution, oenotouristique, cette fois, est–elle en cours ?

Institut des Hautes Etudes du Goût, de la Gastronomie et des des Arts de la Table

  • Tel : +33 6 60 46 40 81
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